En bref
La souris qui entre dans une maison est presque toujours la souris grise (Mus musculus) : 7 à 10 cm, gris-beige, museau pointu, grandes oreilles. On la repère à de petites crottes en grain de riz, des bruits nocturnes dans les murs ou le plafond et des emballages rongés. Elle passe par un trou de 6 mm et se reproduit vite : en voir une signale souvent une colonie naissante. On agit en bouchant les accès, en posant des pièges et, si l'infestation persiste, en faisant appel à un professionnel.
La souris domestique, qui est-elle ?
Dans nos logements, l'intruse est presque toujours la souris grise ou souris domestique, Mus musculus. Elle mesure 7 à 10 cm de corps, prolongé d'une queue aussi longue que le corps, pour un poids de 15 à 25 grammes. Son pelage est gris-beige sur le dessus, plus clair sous le ventre ; elle a un museau pointu, de grandes oreilles rondes et de petits yeux. C'est une espèce commensale : elle vit au contact de l'homme, pour sa nourriture et sa chaleur. Nocturne, agile et bonne grimpeuse, elle se faufile par une ouverture de 6 millimètres seulement — le diamètre d'un stylo — ce qui rend les points d'entrée faciles à sous-estimer.
Souris, mulot, campagnol ou jeune rat ?
Toutes les « petites bêtes grises » ne sont pas des souris, et l'erreur change la façon d'agir. Voici les confusions les plus fréquentes.
| Animal | Aspect | Où on le trouve |
|---|---|---|
| Souris grise (Mus musculus) | 7-10 cm, gris-beige, museau pointu, grandes oreilles, queue fine aussi longue que le corps | Dans la maison : cuisine, cloisons, placards |
| Mulot (Apodemus) | Pelage plus roux, ventre blanc, gros yeux et oreilles, sauteur | Plutôt dehors : jardin, abris, garages l'hiver |
| Campagnol (Microtus, Arvicola) | Trapu, queue courte, petites oreilles presque cachées | Jardin, pelouse, potager (galeries, monticules) |
| Musaraigne | Museau très allongé en trompe, minuscule ; insectivore, pas un rongeur | Jardin ; utile, mange insectes et limaces |
| Jeune rat (Rattus) | Tête et pattes plus grosses proportionnellement, queue épaisse ; crottes > 1 cm | Maison, égouts, extérieurs |
En cas de doute, l'indice le plus fiable reste la crotte : celles de la souris mesurent 3 à 6 mm, celles d'un rat dépassent le centimètre. Le détail des différences, notamment entre souris, mulot et campagnol, est traité dans une page dédiée. Si l'animal vous paraît nettement plus gros, il s'agit peut-être d'un rat, dont la marche à suivre diffère.
Reconnaître les signes d'une infestation
On entend et on repère la souris bien plus qu'on ne la voit. Les indices s'accumulent vite :
- Des crottes noires en forme de grain de riz (3 à 6 mm), dispersées le long des murs, dans les tiroirs ou les placards — voir comment les reconnaître et les nettoyer sans risque.
- Des bruits nocturnes : grattements et trottinements dans les cloisons, sous le plancher ou dans le plafond, souvent au calme du soir — détaillés dans une souris dans les murs.
- Des dégâts : emballages alimentaires percés, aliments souillés, fils électriques et isolants rongés.
- Des traces de gras le long des plinthes et des passages répétés, laissées par le pelage.
- Une odeur d'urine musquée et ammoniaquée quand la présence dure.
- Un nid de matériaux déchiquetés (papier, tissu, isolant) dans un recoin abrité — voir le nid de souris.
Une seule souris ? Rarement.
Apercevoir une souris ne veut presque jamais dire qu'il n'y en a qu'une. L'espèce se reproduit très vite : une femelle est mature vers six semaines, la gestation dure environ trois semaines, et chaque portée compte 5 à 8 petits, plusieurs fois par an. Une souris visible en journée, ou plusieurs indices frais, signalent donc le plus souvent une colonie déjà en place plutôt qu'un passage isolé. C'est ce qui rend l'action rapide importante : plus on attend, plus la population — et les dégâts — s'installent.
Quels risques pour la santé ?
La souris n'est pas agressive et mord très rarement, mais sa présence n'est pas anodine. Selon l'Anses et Santé publique France, les rongeurs commensaux peuvent contaminer les denrées et transmettre des agents pathogènes, principalement par leurs excréments et leur urine : risque de salmonellose (aliments souillés), de leptospirose (contact avec l'urine) et, plus rarement en France, de virus surveillés comme le hantavirus. Les protéines de la souris sont aussi des allergènes pouvant aggraver l'asthme. À ces risques sanitaires s'ajoute un risque matériel : en rongeant les gaines électriques, la souris peut provoquer un court-circuit, voire un départ d'incendie.
Que faire face aux souris
Une fois la souris identifiée, l'action repose sur trois leviers complémentaires, développés chacun dans un guide dédié :
- Couper l'accès : ranger la nourriture dans des contenants hermétiques, nettoyer les miettes, puis boucher les points d'entrée (laine d'acier et mastic autour des passages de tuyaux, bas de portes, gaines).
- Piéger : les pièges à souris (tapettes, pièges à capture) restent la méthode la plus directe pour réduire une population installée.
- Éloigner : les répulsifs et odeurs aident surtout en prévention, une fois les accès traités.
La marche à suivre complète, étape par étape, est réunie dans comment se débarrasser des souris. Quand l'infestation est déjà installée, une dératisation encadrée s'impose ; son coût est détaillé ici. En cas d'invasion persistante à Lyon ou en Auvergne-Rhône-Alpes, un avis sur place par un intervenant certifié Certibiocide permet de cibler les accès et d'agir durablement.
Questions fréquentes
Où se cachent les souris pendant la journée ?
Une souris peut-elle monter sur le lit pendant qu'on dort ?
Souris en location : qui paie, locataire ou propriétaire ?
Les indispensables contre les souris :
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Piège électrique pour rongeursVoir le produit →
Laine d'acier anti-intrusion (rongeurs)Voir le produit →