En bref

Le mulot est un rongeur omnivore à dominante végétarienne. Il se nourrit surtout de graines, glands, noisettes et faînes, de fruits et baies, de racines et de jeunes pousses, complétés au printemps et en été d'insectes, vers et escargots. En maison, il grignote farine, pâtes, pain et croquettes. Nocturne, il constitue des réserves de graines et reste actif tout l'hiver — il n'hiberne pas. Proie de nombreux prédateurs et disperseur de graines, il joue un rôle utile dans le jardin comme en forêt.

Le régime alimentaire du mulot

Le mulot mange un peu de tout, mais avec une nette préférence pour le végétal, et surtout pour ce qui se conserve. Son menu varie selon l'endroit et la saison.

ContexteCe qu'il mange
Dans la natureGraines d'arbres (chêne, hêtre, tilleul, frêne), glands, noisettes, faînes, châtaignes, céréales
Fruits et baiesMûres, framboises, fruits tombés au sol
Au potagerSemis, jeunes pousses, racines, bulbes, quelques légumes
Apport animal (printemps-été)Insectes, larves, chenilles, vers de terre, escargots
Dans une maisonFarine, riz, pâtes, pain, biscuits, croquettes pour animaux, graines pour oiseaux

Cette part animale, surtout consommée à la belle saison, fait du mulot un allié contre certains ravageurs comme les chenilles et les escargots. Au jardin, son appétit pour les semis peut en revanche devenir gênant : c'est ce que détaille le mulot au jardin. À ne pas confondre, côté régime, avec le campagnol qui, lui, s'attaque surtout aux racines — voir mulot ou campagnol.

Un rongeur prévoyant : les réserves de graines

Le trait le plus marquant du mulot est sa manie de faire des provisions. Il transporte graines et fruits secs dans ses bajoues et les enterre dans des caches dispersées, qu'il retrouve grâce à une remarquable mémoire spatiale. Toutes ne sont pas récupérées : les graines oubliées germent, ce qui fait du mulot un véritable semeur involontaire et un acteur de la régénération des forêts. C'est aussi pourquoi on trouve parfois des petits stocks de noisettes ou de glands dans un abri de jardin.

Comment vit le mulot ?

Le mulot est nocturne : il sort surtout entre le crépuscule et l'aube pour se nourrir et entretenir ses réserves. Agile, c'est un excellent sauteur et un bon grimpeur, capable de monter dans les arbustes. Il vit à l'extérieur, dans des terriers peu profonds ou sous des abris, et ne s'aventure dans une habitation qu'occasionnellement. Son portrait complet est développé sur la fiche le mulot sylvestre ; l'alimentation des tout-petits est traitée à part dans le bébé mulot.

Le mulot hiberne-t-il ?

Contrairement à une idée répandue, le mulot n'hiberne pas. Il reste actif toute l'année, réduisant seulement ses déplacements par grand froid et puisant alors dans ses réserves d'automne. C'est justement à cette saison qu'il peut chercher un abri plus chaud — parfois une dépendance ou une maison, comme l'explique un mulot dans la maison. Il ne faut pas le confondre avec le loir ou le lérot, qui, eux, hibernent vraiment.

Durée de vie, prédateurs et rôle écologique

Dans la nature, la vie d'un mulot est courte et risquée : la plupart ne dépassent pas une année, la forte prédation limitant fortement leur espérance de vie, même si l'espèce peut vivre deux à trois ans dans des conditions favorables. Cette mortalité s'explique par sa place au bas de la chaîne alimentaire : le mulot est une proie de base pour les rapaces nocturnes (chouettes, hiboux), les renards, les belettes, les hermines, les fouines, les couleuvres et les chats. En nourrissant tous ces prédateurs et en dispersant les graines, il occupe une fonction écologique réelle — d'où l'idée, défendue par les jardiniers avertis, qu'il vaut mieux le réguler que l'éliminer. La question de savoir s'il est un nuisible est traitée honnêtement dans le mulot est-il dangereux.

Et le cri du mulot ?

Discret, le mulot se signale surtout par de petits couinements aigus, que la mère et les jeunes utilisent pour communiquer, et par de légers bruits de course la nuit. On l'entend donc bien plus qu'on ne le voit. À noter enfin : le mulot est un animal sauvage, non un animal de compagnie ; s'il est parfois appelé « mulot domestique », il n'a pas vocation à être gardé en cage.

Questions fréquentes

Quel est l'aliment préféré du mulot ?
Le mulot raffole des graines et des fruits à coque : glands, noisettes, faînes de hêtre, châtaignes et céréales figurent en tête de son menu. Ce sont des aliments riches et faciles à stocker, qu'il transporte et cache dans des réserves. Il complète ce régime végétarien de fruits, de baies et, surtout au printemps et en été, d'insectes, de vers et d'escargots pour l'apport en protéines.
Est-ce que le mulot hiberne l'hiver ?
Non, le mulot n'hiberne pas. Il reste actif toute l'année, y compris en hiver, mais réduit ses sorties par grand froid et vit alors en partie sur les réserves de graines qu'il a constituées à l'automne. C'est justement à la mauvaise saison qu'il peut chercher un abri plus tempéré, parfois dans une dépendance ou une maison. Il ne faut donc pas le confondre avec le loir ou le lérot, qui, eux, hibernent réellement.
Qu'est-ce qui attire un mulot vers une maison ou un jardin ?
La nourriture accessible et les abris. Au jardin, ce sont les graines semées, les fruits tombés, les tas de graines pour oiseaux et les réserves mal fermées ; près des maisons, les croquettes d'animaux, les denrées de placard et les composts ouverts. Un environnement nourricier et abrité attire et retient le mulot. Réduire ces sources est la base de la prévention, détaillée dans se débarrasser des mulots.

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