En bref

Le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) est un petit rongeur sauvage de la famille des Muridés, brun-roux au ventre blanc, aux grands yeux et grandes oreilles, mesurant 8 à 10 cm (queue presque aussi longue) pour 18 à 30 g. Nocturne, bon sauteur et grimpeur, il vit dehors — bois, haies, jardins, cultures — et compte parmi les mammifères les plus répandus d'Europe. On le connaît sous de nombreux noms : souris des bois, mulot gris, rat sauteur. Son espèce cousine est le mulot à collier (Apodemus flavicollis).

Carte d'identité

Nom scientifiqueApodemus sylvaticus
FamilleMuridés (Muridae), ordre des rongeurs
Autres nomsSouris des bois, souris de terre, mulot gris, mulot ordinaire, rat sauteur
Taille (tête + corps)environ 8 à 10 cm
Queueenviron 7 à 11 cm, presque aussi longue que le corps
Poids18 à 30 g
Activiténocturne
Statut de conservationPréoccupation mineure (UICN)

Ces repères de taille placent le mulot juste au-dessus de notre souris domestique, qu'il dépasse surtout par des yeux et des oreilles plus développés et des pattes arrière plus longues.

Le reconnaître

Le mulot sylvestre se distingue par un pelage brun-roux sur le dos, nettement séparé d'un ventre blanc crème, de grands yeux noirs saillants et de grandes oreilles. Ses longues pattes arrière lui donnent une allure de sauteur — d'où l'un de ses surnoms, « rat sauteur ». Face à la souris grise, il paraît un peu plus « costaud » à mensurations comparables. Les critères détaillés, notamment la couleur, sont développés sur la page principale du mulot, et la confusion avec la souris dans mulot ou souris.

Habitat et répartition

C'est un rongeur généraliste, capable de coloniser une grande diversité de milieux pourvu qu'il y trouve un couvert végétal : bois et lisières, haies, jardins, parcs, cultures, jusqu'en altitude. Cette souplesse en fait l'un des mammifères les plus communs et les plus répandus d'Europe. Il creuse des terriers peu profonds où il aménage des réserves, et grimpe habilement dans les arbustes. Son mode de vie au jardin, et les dégâts qu'il peut y occasionner, sont traités dans le mulot au jardin.

Mode de vie : nocturne, sauteur, omnivore

Actif surtout entre le crépuscule et l'aube, le mulot sylvestre passe la nuit à explorer, se nourrir et constituer des caches de graines qu'il mémorise avec une remarquable mémoire spatiale. Son régime est omnivore à dominante végétarienne : graines, glands, faînes, noisettes, baies et fruits, complétés d'insectes et de petits invertébrés selon la saison. Le détail de son alimentation est développé dans que mange un mulot. Bon grimpeur et excellent sauteur, il échappe ainsi à une longue liste de prédateurs — rapaces nocturnes, renards, belettes, couleuvres — pour lesquels il constitue une proie de base.

Reproduction

La reproduction s'étale surtout de la fin du printemps à l'automne. Après une gestation d'environ trois semaines, la femelle met bas plusieurs petits, nus et aveugles à la naissance, dans un nid tapissé au fond d'un terrier ou d'un abri. Plusieurs portées peuvent se succéder dans une bonne saison, ce qui explique l'abondance de l'espèce. Le développement des jeunes et la conduite à tenir si l'on en trouve un sont détaillés dans le bébé mulot.

Le mulot à collier, l'espèce cousine

À côté du sylvestre, la France abrite une seconde espèce commune : le mulot à collier (Apodemus flavicollis). Un peu plus grand, il se reconnaît à une bande jaunâtre continue en travers de la gorge, formant comme un collier — là où le sylvestre n'a au plus qu'une petite tache. Plus forestier que le sylvestre, il partage l'essentiel de son mode de vie. La distinction est fiable pour un naturaliste attentif, mais reste délicate à l'œil nu pour un particulier : dans la pratique, les deux se gèrent de la même façon.

Rôle écologique et cohabitation

Loin de l'image du simple nuisible, le mulot sylvestre est un maillon de l'écosystème : en enfouissant et oubliant des graines, il participe à la régénération des forêts, et il nourrit une grande partie des petits prédateurs. Son statut de conservation est celui d'une espèce « de préoccupation mineure », c'est-à-dire répandue et non menacée.

Et pour la santé ? Comme tous les rongeurs sauvages, le mulot peut héberger des parasites (tiques, puces) et, plus rarement, être impliqué dans la transmission de certains agents pathogènes. Le risque réel reste faible et les faits, attribués à leurs sources, sont détaillés dans le mulot est-il dangereux. Chez soi, la marche à suivre douce est décrite dans un mulot dans la maison.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un mulot sylvestre et une souris ?
Le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) et la souris grise (Mus musculus) ont des mensurations proches, mais le mulot paraît plus « costaud », avec de plus grands yeux, de plus grandes oreilles et de longues pattes arrière qui lui permettent de sauter. Son pelage est brun-roux avec un ventre blanc bien tranché, quand la souris est gris terne et uniforme. Surtout, le mulot vit dehors (bois, jardins, champs) tandis que la souris s'installe dans les habitations.
Où vit le mulot sylvestre ?
C'est un rongeur généraliste, l'un des mammifères les plus répandus d'Europe. Il occupe une grande diversité de milieux : bois et lisières, haies, jardins, parcs, cultures, jusqu'en altitude, dès qu'il trouve un couvert végétal. Nocturne, il creuse des terriers peu profonds où il stocke des graines, et grimpe volontiers dans les arbustes. Il peut s'abriter dans une dépendance ou une maison à la mauvaise saison, mais son habitat reste l'extérieur.
Quelle est la différence entre le mulot sylvestre et le mulot à collier ?
Ce sont deux espèces proches du genre Apodemus. Le mulot à collier (Apodemus flavicollis) est en général un peu plus grand et se reconnaît à une bande jaunâtre continue en travers de la gorge, formant comme un collier, alors que le mulot sylvestre n'a au plus qu'une petite tache jaune. Le mulot à collier est plutôt forestier, le sylvestre plus ubiquiste. La distinction est fiable pour un naturaliste attentif, mais délicate à l'œil nu pour un particulier.

Contre le mulot sylvestre au jardin :

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