En bref
Les œufs de doryphore sont de petits œufs ovales jaune orangé à rose orangé, dressés et collés serrés en amas de 20 à 50, sur la face inférieure des feuilles de pomme de terre et d'autres solanacées. La ponte a lieu au printemps, en mai-juin. Les repérer et les détruire est la meilleure intervention : un amas écrasé, c'est des dizaines de larves en moins. Attention toutefois à ne pas les confondre avec les œufs de coccinelle, qui est une alliée à protéger.
À quoi ressemblent les œufs de doryphore ?
Ils sont caractéristiques une fois qu'on sait les regarder. Le doryphore ne dissémine pas ses œufs : il les groupe en paquet compact, bien visible sous la feuille.
| Couleur | Jaune orangé à rose orangé, vif |
|---|---|
| Forme | Petits œufs ovales, dressés à la verticale |
| Disposition | Collés serrés en amas compact |
| Nombre par amas | De 20 à 50 œufs, parfois davantage |
| Emplacement | Face inférieure des feuilles de solanacées |
| Période de ponte | Printemps, surtout mai-juin, dès qu'il fait doux |
Selon l'institut Arvalis, « les œufs, de teinte rose orangé, sont déposés le plus souvent par paquets de 20 à 50 œufs sur la face inférieure des feuilles ». Ils sont pondus dès que les températures se radoucissent, par les adultes sortis d'hivernage. Une semaine à deux plus tard éclosent les larves rouges, dont l'identification est détaillée dans la page sur la larve de doryphore.
Œufs de doryphore ou de coccinelle ?
C'est la question qui piège le plus de jardiniers, car les œufs de coccinelle sont eux aussi jaune-orangé et pondus en petits groupes. Or se tromper coûte cher : la coccinelle est un auxiliaire majeur, dont les larves dévorent les pucerons. Détruire ses œufs par erreur, c'est perdre une alliée. Heureusement, quelques repères permettent de trancher.
| Critère | Œufs de doryphore | Œufs de coccinelle |
|---|---|---|
| Statut | Ravageur | Auxiliaire |
| Couleur | Orangé à rose orangé | Jaune à jaune-orangé |
| Forme | Ovales, en amas serré et compact | Plus effilés, en fuseau, petit groupe lâche |
| Emplacement | Sous les feuilles de pommes de terre et solanacées | Près des colonies de pucerons, sur des plantes variées |
Détruire les œufs : la meilleure intervention précoce
Une fois l'identification assurée, agir au stade de l'œuf est le geste le plus rentable de toute la lutte contre le doryphore. La raison est arithmétique : écraser un seul amas, c'est empêcher l'éclosion de 20 à 50 larves qui, une semaine plus tard, se seraient mises à dévorer le feuillage. Autant dire qu'une inspection régulière du dessous des feuilles au printemps, ponte après ponte, vaut tous les traitements curatifs.
La nature donne d'ailleurs un coup de main : certains prédateurs consomment les œufs, comme le carabe Lebia grandis, dont Wikipédia note que « les adultes et les larves se nourrissent aux dépens des œufs et larves du doryphore ». Encourager ces auxiliaires, comme la coccinelle qu'on aura épargnée, complète utilement la surveillance manuelle. Pour l'ensemble des méthodes de lutte, du ramassage au biocontrôle, la page traitement du doryphore fait le tour de la question, et le guide du doryphore reprend le cycle complet de l'insecte. En cas d'attaque qui déborde au potager en région lyonnaise, un avis sur place aide à faire le point.
Empêcher les pontes en barrant l'accès aux plants :
Filet anti-insectes potager (protection doryphore)Voir le produit →

