En bref
La larve de doryphore est une petite chenille molle et bombée, de couleur rouge à orangé, à tête et pattes noires, portant deux rangées de points noirs sur les flancs. Elle mesure de 1,5 à 12 mm selon son âge et dévore le feuillage des solanacées. C'est le stade le plus destructeur du doryphore. Attention à ne pas la confondre avec la larve de coccinelle, qui est une alliée : cette dernière est allongée, gris-bleu, et porte ses taches autrement.
À quoi ressemble une larve de doryphore ?
On la repère facilement, car elle ne se cache pas : elle passe sa courte vie à manger, bien en vue sur le feuillage. Son allure est caractéristique.
| Forme | Corps mou, dodu et bombé, un peu en virgule |
|---|---|
| Couleur | Rouge à orangé, virant parfois au rosé en grandissant |
| Tête et pattes | Noires, bien contrastées |
| Signe distinctif | Deux rangées de points noirs sur les côtés du corps |
| Taille | De 1,5 à 12 mm selon le stade (elle grandit en quatre étapes) |
| Où | En groupes sur les feuilles de pommes de terre, aubergines, tomates |
Selon la fiche technique de BASF, les larves « mesurent de 1,5 à 12 mm » et sont « de couleur jaune orangée, leur tête et leurs pattes » noires. Elles éclosent des amas d'œufs orangés pondus sous les feuilles, sept à quatorze jours après la ponte, et se mettent aussitôt à perforer le feuillage.
Ne pas la confondre avec une larve de coccinelle
C'est l'erreur la plus commune, et elle a des conséquences : la coccinelle est un précieux auxiliaire qui dévore les pucerons. Tuer ses larves en les prenant pour des doryphores revient à se priver d'une alliée. Or leurs couleurs peuvent prêter à confusion. Deux repères simples permettent de trancher.
| Critère | Larve de doryphore | Coccinelle (larve / nymphe) |
|---|---|---|
| Statut | Ravageur | Auxiliaire |
| Forme | Molle, dodue, bombée | Larve allongée et hérissée d'aspérités |
| Couleur | Rouge-orangé uni | Larve gris-bleu tachée d'orange ; nymphe orange |
| Points noirs | Sur les côtés du corps | Sur le dos (nymphe) |
| Ce qu'elle mange | Le feuillage des solanacées | Les pucerons |
Le stade le plus vorace du doryphore
Si la larve concentre l'attention, ce n'est pas un hasard : c'est elle qui fait le plus de dégâts. Là où l'adulte grignote, la jeune larve ne fait que grandir et manger. Elle traverse quatre stades de croissance en une à deux semaines, dévorant de plus en plus de feuilles, jusqu'à défolier complètement un plant lorsqu'elles sont nombreuses. Et elles le sont souvent : une femelle pond de 400 à 800 œufs, selon les données horticoles, ce qui donne rapidement des colonies entières de larves sur un même rang. Comme le rappelle Wikipédia, le doryphore est « un ravageur important, tant à l'état adulte qu'à l'état larvaire » — mais c'est bien au stade larvaire que la récolte se joue.
Quand et comment agir sur les larves
La bonne nouvelle, c'est que les larves rouges sont faciles à repérer et à retirer. Le principe : agir tôt, sur les jeunes larves, avant qu'elles ne grossissent et ne se multiplient. Le ramassage manuel — parcourir les rangs le matin, décrocher les larves dans un seau d'eau savonneuse — reste la méthode la plus sûre au potager familial. Sur de jeunes larves, un biocontrôle au Bacillus thuringiensis tenebrionis peut renforcer l'action. L'éventail complet des solutions, avec leurs limites, est passé au crible dans la page traitement du doryphore, et les recettes maison dans celle des remèdes de grand-mère. Pour comprendre l'insecte à tous ses âges, le guide du doryphore reprend l'ensemble. En cas d'invasion qui déborde en région lyonnaise, un avis sur place aide à faire le point.
Pour agir sur les jeunes larves, les plus sensibles :
Insecticide potager polyvalent (action choc)Voir le produit →

