En bref
Le papillon de la pyrale du buis (Cydalima perspectalis) est un papillon nocturne de 3 à 4 centimètres d'envergure, aux ailes blanc nacré bordées de brun avec des reflets dorés — une forme entièrement brune existe aussi. Attiré par la lumière, il vole surtout la nuit, de juin à octobre. Il ne se nourrit pas du buis : son rôle est de pondre les œufs d'où sortiront les chenilles. Il vit environ deux semaines. Pour protéger le buis, c'est la chenille, et non le papillon, qu'il faut viser.
Reconnaître le papillon de la pyrale du buis
C'est un papillon plutôt élégant, ce qui trompe. Son envergure est de trois à quatre centimètres (environ 36 à 44 mm). La forme la plus courante a des ailes blanc nacré, largement bordées de brun, parcourues de fins reflets irisés dorés. Il existe aussi une forme entièrement brune, plus sombre et moins fréquente. Comme le rappelle Wikipédia, c'est un insecte nocturne, attiré par la lumière : on le voit tournoyer autour des réverbères et des fenêtres éclairées, alors qu'il reste caché dans le feuillage le jour.
Mâle ou femelle ? Une différence discrète
Beaucoup cherchent à distinguer les deux sexes, mais la tâche est ardue : mâle et femelle ont la même taille et les mêmes couleurs, sans dimorphisme marqué. Le seul repère fiable, signalé par les organismes de surveillance, se trouve au bout de l'abdomen : chez le mâle, le dernier segment abdominal se termine par une petite touffe de poils, en forme de pinceau, que la femelle n'a pas. C'est d'ailleurs le mâle que capturent les pièges à phéromones, attiré par l'odeur imitant celle de la femelle.
Que fait le papillon ? Il pond, il ne dévore pas
C'est un point essentiel : contrairement à sa chenille, le papillon adulte ne mange pas le buis. Son unique mission est la reproduction. La femelle dépose cinq à vingt œufs jaune pâle sur la face inférieure des feuilles, d'où sortiront de nouvelles chenilles. Comme chaque génération se renouvelle vite, la population peut exploser : c'est pourquoi il faut agir sur les jeunes chenilles, décrites sur le guide de la pyrale du buis, plutôt que de courir après les papillons.
Quand le voit-on voler ?
Selon FREDON, on observe des vols de papillons de juin à octobre, avec deux à trois générations qui se succèdent et des pics de ponte en juin-juillet, puis en septembre. Ces vols nocturnes, particulièrement visibles autour des lumières les soirées chaudes, annoncent l'arrivée des chenilles une dizaine de jours plus tard. C'est justement ce que sert à repérer un piège à phéromones.
Faut-il tuer les papillons ?
Chercher à attraper ou écraser les papillons un par un est décevant : ils volent la nuit, se déplacent vite et ne vivent que quelques jours, aussitôt remplacés. L'énergie est bien mieux employée à surveiller les vols avec un piège, pour traiter les jeunes chenilles au Bacillus thuringiensis au bon moment — c'est tout l'objet du guide de traitement. Le papillon est un signal, pas la cible.
Le papillon a-t-il une « signification » ?
Certains cherchent un sens particulier à sa présence. En pratique, un papillon de pyrale entré chez vous ou tournant autour d'une lampe ne « signifie » rien de plus qu'un insecte nocturne attiré par la lumière en pleine saison de reproduction. Les lectures symboliques du papillon relèvent du folklore ; côté jardin, ce qui compte, c'est qu'il annonce la génération suivante de chenilles.
Pour repérer et capturer les papillons mâles pendant leurs vols :
Piège à phéromones pyrale du buisVoir le produit →




