En bref
La larve d'otiorhynque est un petit ver blanc, au corps recourbé en forme de C, à la tête brune, mesurant jusqu'à environ 1,4 cm. Son signe distinctif : elle est apode, c'est-à-dire dépourvue de pattes — contrairement aux vers blancs de hanneton, qui ont trois paires de pattes. Elle vit dans le sol, au niveau des racines qu'elle dévore, ce qui la rend invisible jusqu'à ce que la plante dépérisse. Elle arrive souvent avec le terreau d'une plante achetée en pot.
À quoi ressemble la larve
On la découvre en général par hasard, en dépotant une plante ou en grattant la terre. La larve d'otiorhynque est un ver d'un blanc laiteux, au corps mou et recourbé en C, surmonté d'une petite tête brune bien visible. Elle grandit dans le sol jusqu'à atteindre environ 1,4 cm. On la trouve blottie contre les racines, souvent en périphérie de la motte pour les plantes en pot.
Vers blancs : le piège de la confusion
« Ver blanc » ne désigne pas un seul insecte. Plusieurs larves blanches du sol se ressemblent au premier regard, et les confondre conduit à mal cibler la lutte. Un critère simple tranche presque toujours : les pattes.
| Ver blanc | Pattes | Taille / forme | Où |
|---|---|---|---|
| Larve d'otiorhynque | Aucune (apode) | Jusqu'à ~1,4 cm, en C, tête brune | Racines, souvent en pot |
| Larve de hanneton | Oui, 3 paires | Grosse, jusqu'à 3-4 cm, en C | Sol, pelouses, racines |
| Larve de cétoine | Oui (mais avance sur le dos) | Grosse, corps épais | Compost, terreau — utile, pas nuisible |
Pourquoi elle est le vrai danger
C'est le paradoxe de l'otiorhynque : l'adulte se voit — il découpe des encoches sur les feuilles la nuit — mais ce sont ses larves, invisibles, qui tuent la plante. Sous terre, elles rongent d'abord les fines radicelles, puis les grosses racines et le collet. Privée de son système racinaire, la plante flétrit, jaunit et finit par mourir, souvent d'un coup, sans que rien de visible ne l'ait annoncé. Les plantes en pot sont les plus exposées : dans un volume de terre limité, quelques larves suffisent à tout détruire. Le contraste entre l'adulte cosmétique et la larve destructrice est détaillé sur le guide de l'otiorhynque.
D'où elle vient, et quand elle agit
La larve arrive rarement toute seule. Le plus souvent, elle voyage dans le terreau d'une plante achetée en pot : un substrat déjà contaminé introduit le ravageur au jardin sans qu'on le soupçonne. C'est pourquoi il est utile d'inspecter la motte des nouvelles plantes. Côté calendrier, les œufs pondus par les adultes en été éclosent en une à trois semaines ; les larves se nourrissent ensuite de l'automne au printemps, avec un pic de dégâts au printemps avant de se transformer en adultes au début de l'été.
C'est précisément ce calendrier qui commande le moment d'intervenir contre elle : les gestes et le timing des nématodes et de la lutte contre l'otiorhynque sont détaillés sur la page dédiée. Si une plante précieuse s'effondre malgré tout en région lyonnaise, un avis sur place aide à confirmer la cause.