En bref
Pour distinguer les deux larves, le test le plus fiable est de les regarder se déplacer : la larve de cétoine avance sur le dos, pattes en l'air, tandis que le ver blanc de hanneton se traîne sur le ventre. La cétoine a une petite tête et un corps dodu ; le hanneton une grosse tête brune à mandibules et de fortes pattes. La cétoine se nourrit de matière en décomposition — c'est un auxiliaire à protéger ; seul le hanneton, qui s'attaque aux racines vivantes, peut justifier une intervention.
Le test le plus rapide : sur le dos ou sur le ventre
Avant même de scruter la tête ou la couleur, un geste tranche presque toujours. Posez la larve sur une surface plane et dure, et observez-la :
- Elle avance sur le dos, en ondulant, les pattes en l'air, en s'aidant des poils de son dos : c'est une larve de cétoine. Ce mode de déplacement surprenant est sa signature.
- Elle se traîne sur le ventre, lentement, en s'aidant de ses pattes, et reste souvent recroquevillée : c'est un ver blanc de hanneton.
Ce seul critère suffit dans la grande majorité des cas. Les détails qui suivent permettent de confirmer.
Larve de hanneton et larve de cétoine : le tableau complet
Point par point, voici ce qui sépare les deux larves. Plusieurs sources de jardinage, dont Terre Vivante et Jardiner Autrement, décrivent ces mêmes repères.
| Critère | Larve de hanneton | Larve de cétoine |
|---|---|---|
| Déplacement au sol | Sur le ventre, à l'aide des pattes | Sur le dos, pattes en l'air |
| Tête | Grosse, brune, avec de fortes mandibules | Plus petite, moins marquée |
| Corps | Assez élancé, plus imposant en longueur | Trapu et dodu, renflé à l'arrière |
| Couleur | Blanc jaunâtre | Blanc grisâtre |
| Pattes | Trois paires bien développées et actives | Petites pattes courtes, peu utiles pour marcher |
| Fente anale | En forme de Y ou de V | Simple, transverse |
| Régime | Racines vivantes du gazon et du potager | Matière organique en décomposition |
| Rôle au jardin | Ravageur des cultures | Auxiliaire, fabricant de compost |
Où vous l'avez trouvée en dit déjà long
Le lieu de la découverte est souvent un indice décisif, avant même l'examen de la larve. La cétoine vit là où il y a de la matière en décomposition : dans le compost, un tas de terreau, du bois pourri, des feuilles mortes accumulées. Le ver blanc de hanneton, lui, se tient dans la terre autour des racines vivantes — sous une pelouse, au pied des légumes. Une grosse larve dans le compost est donc presque toujours une cétoine, à laisser tranquille.
Et les adultes ? Cétoine dorée contre hanneton
Les insectes adultes ne prêtent pas à confusion, tant ils diffèrent. La cétoine dorée (Cetonia aurata) est un beau coléoptère d'un vert métallique brillant, actif en pleine journée, qu'on voit butiner les fleurs — rosiers, sureau, aubépine — dont elle participe à la pollinisation. Le hanneton, lui, est brun, actif au crépuscule, avec ce vol lourd et bruyant caractéristique décrit sur la page du hanneton adulte. Deux allures, deux modes de vie.
Pourquoi il ne faut pas tuer la cétoine
La presse jardin insiste : il faut « à tout prix » apprendre à les distinguer, parce que l'une est utile et l'autre non. La larve de cétoine est un maillon du recyclage de la matière organique : elle décompose feuilles et bois morts, aère le compost et enrichit la terre. À l'âge adulte, la cétoine dorée pollinise. La détruire par précaution, « au cas où », revient à se priver d'un allié gratuit. Dans le doute, on observe, on ne tue pas.
Que faire dans chaque cas
C'est une cétoine
Laissez-la où elle est si c'est un compost ou un massif riche en matière organique. Si vous l'avez sortie, remettez-la simplement dans le compost. Rien d'autre à faire : elle travaille pour vous.
C'est un hanneton
Seule une forte densité dans les racines, avec des dégâts visibles, justifie d'agir. Le cas échéant, reportez-vous au traitement des vers blancs ; quelques larves isolées ne demandent rien.



