Nid de chenille processionnaire : le reconnaître, où il se cache et que faire
En bref
Poche de soie blanche, en fuseau, en haut des pins
En hauteur, branches exposées au soleil
50 à 300 chenilles par nid
Par un professionnel — jamais soi-même
Un nid contient des poils urticants, même quand il paraît abandonné. Ne jamais le toucher, le secouer ni le brûler.
Une boule de soie blanche accrochée en haut d'un pin, qui ressemble à un gros flocon de coton : c'est le nid de la chenille processionnaire. C'est le signe le plus visible de sa présence, et le point de départ des futures processions. Voici comment le reconnaître, où il se cache, ce qu'il contient, et pourquoi son retrait ne s'improvise pas.
À quoi ressemble un nid de chenille processionnaire ?
Le nid est une poche de soie blanche, en forme de fuseau ou de boule cotonneuse, bien visible et brillante au soleil. On le repère :
- En hauteur, accroché en bout de branche, rarement à portée de main.
- Sur les branches exposées au soleil (côté sud), où la chaleur favorise les chenilles.
- D'une taille variable, de quelques centimètres à près d'un mètre pour les plus gros.
Un indice complémentaire : autour du nid, les aiguilles du pin jaunissent et s'éclaircissent, car les chenilles s'en nourrissent la nuit. Plus la colonie grandit, plus le nid grossit.
Nid ou cocon ? Ne pas confondre
Le « nid » que l'on voit dans les pins en hiver est souvent appelé cocon : c'est la poche de soie où les chenilles passent la saison froide. Il ne faut pas le confondre avec le cocon de nymphose : au printemps, après être descendues en procession, les chenilles s'enfouissent dans le sol et tissent là un cocon souterrain où elles se transforment en papillon. Deux « cocons » donc, à deux moments différents du cycle.
Où trouve-t-on les nids ?
| Situation | Détail |
|---|---|
| Pins (et cèdres) | Espèce du pin : nids en fuseau, en bout de branche, en hauteur, côté soleil |
| Chênes | Espèce du chêne : plaques et poches de soie plutôt sur le tronc et les grosses branches |
| Au sol | Nid tombé ou procession descendue : toujours urticant, à ne pas ramasser |
| Près des maisons | Un nid dans un arbre proche impose des précautions (ne pas faire sécher le linge dehors) |
Combien de chenilles, et que devient le nid ?
Chaque nid abrite 50 à 300 chenilles (souvent 50 à 100 pour les petits). Le cycle explique tout :
- Été : le papillon pond ; les jeunes chenilles éclosent et commencent à tisser.
- Automne–hiver : elles construisent le nid de soie et y passent l'hiver, sortant la nuit pour manger.
- Printemps (dès mars) : elles descendent en file indienne (la procession), puis s'enfouissent dans le sol pour se transformer en papillon.
C'est pourquoi un nid repéré en hiver est le bon moment pour agir : les chenilles sont encore regroupées à l'intérieur.
Le nid est-il dangereux ?
Comment enlever ou détruire un nid ?
Le retrait d'un nid, appelé échenillage, se réalise en hiver ou en tout début de printemps, tant que les chenilles sont à l'intérieur. Surtout, il ne se fait pas soi-même : ni à la main, ni en le brûlant, ni en le secouant, ni en tirant dessus. Ces gestes sont dangereux et inefficaces. Le retrait revient à un professionnel équipé, qui protège la zone et élimine le nid en sécurité.
En complément ou en alternative, des dispositifs existent pour intercepter les chenilles à la descente (collier-piège) ou réduire la population (pièges à phéromones, lutte biologique). Tout est détaillé dans notre guide piège à chenilles processionnaires.
Qui contacter, et combien coûte la destruction ?
Pour un nid dans votre jardin, faites appel à une entreprise spécialisée (élagueur ou professionnel anti-nuisibles équipé). Le coût d'une destruction de nid n'est pas fixe : il dépend de la hauteur du nid, de l'accessibilité de l'arbre et du nombre de nids à retirer. Le mieux est de demander un devis décrivant votre situation. Selon les communes, un signalement en mairie est aussi possible, certaines organisant des campagnes collectives.