La réponse en un coup d'œil

Le test le plus simple : touchez la plante. Si un nuage de petites mouches blanches s'envole, ce sont des aleurodes (mouches blanches ailées, 1-2 mm). Si les bêtes restent immobiles, collées aux tiges sous un petit bouclier ou dans un amas blanc cotonneux, ce sont des cochenilles. Le miellat collant est commun aux deux : il ne permet pas de trancher. Aleurodes et cochenilles sont d'ailleurs de proches parents, tous deux piqueurs-suceurs de sève.

Le test qui tranche : ça vole ou ça reste collé ?

La différence tient en un geste. L'aleurode est une véritable petite mouche blanche ailée : posée sous les feuilles, elle décolle en nuage dès qu'on approche la main, avant de se reposer un peu plus loin. La cochenille, elle, est fixe : une fois installée, elle ne bouge plus et se laisse gratter. Là où l'aleurode fuit, la cochenille reste. C'est le critère le plus fiable, et le plus rapide.

L'aspect confirme ensuite. L'aleurode est un insecte net, aux ailes recouvertes d'une fine poussière cireuse. La cochenille prend deux formes : la cochenille à bouclier, petite carapace brune ou grise comme une écaille collée à la tige (Futura-Sciences la décrit comme un « bouclier retourné »), et la cochenille farineuse, reconnaissable à ses amas blancs cotonneux dans les aisselles des feuilles.

Aleurode, cochenille, puceron : le tableau qui range tout

Un troisième larron s'invite souvent dans la confusion : le puceron. Les trois sont des piqueurs-suceurs qui produisent du miellat, mais ils ne se ressemblent pas vraiment une fois qu'on sait quoi regarder.

CritèreAleurodeCochenillePuceron
MobilitéS'envole au contactFixe, immobilePeu mobile, agglutiné
AilesOui, ailéeNonRarement (formes ailées ponctuelles)
AspectMouche blanche, 1-2 mm, poussière cireuseBouclier brun ou amas blanc cotonneuxInsecte mou, vert, noir ou blanchâtre
Revers des feuillesTiges, nervures, aissellesJeunes pousses, boutons
MiellatOuiOuiOui
Se traite parPièges jaunes, lavage, auxiliairesGrattage, huile, action mécaniqueSavon noir, auxiliaires
Le faux ami : le miellat Beaucoup croient reconnaître le coupable au dépôt collant et à la fumagine noire qui salit les feuilles. Or ces traces sont communes aux trois : elles prouvent la présence d'un piqueur-suceur, mais ne disent pas lequel. Seul l'examen de l'insecte — vole / fixe / aggloméré — permet de trancher.

Pourquoi la distinction change le traitement

Se tromper d'insecte, c'est se tromper de méthode. Contre l'aleurode, qui vole, on mise sur les pièges jaunes englués, le lavage et les auxiliaires ; le détail figure sur la page traitement des aleurodes. Contre la cochenille, fixe et protégée par sa carapace ou son manteau cireux, les pulvérisations de contact glissent : il faut une action mécanique (grattage) et des traitements adaptés, développés sur le guide de la cochenille farineuse. Quant au puceron, il relève d'une lutte encore différente.

En cas de doute sur l'insecte lui-même, la page qui explique comment reconnaître l'aleurode et la mouche blanche lève les derniers doutes. Et si un agrume ou une véranda cumule plusieurs de ces ravageurs en région lyonnaise, un avis sur place aide à démêler la situation.

Questions fréquentes

Peut-on avoir des aleurodes ET des cochenilles en même temps sur la même plante ?
Oui, c'est même fréquent, surtout sur les agrumes et les plantes de véranda affaiblies. Une plante stressée attire plusieurs piqueurs-suceurs à la fois, et l'on peut très bien trouver des aleurodes qui s'envolent, des cochenilles fixes sur les tiges et parfois des pucerons sur les jeunes pousses, ensemble. Dans ce cas, on identifie chaque ravageur séparément, car chacun se traite à sa façon : ce n'est pas un seul problème mais deux ou trois cumulés.
La cochenille farineuse toute blanche, est-ce un aleurode ?
Non. La cochenille farineuse forme des amas blancs cotonneux, mais elle reste fixe et sans ailes, collée aux tiges et aux aisselles des feuilles ; elle ne s'envole jamais. L'aleurode, elle, est une petite mouche blanche ailée qui décolle au moindre contact. Cette confusion est classique car les deux sont blanches : le détail des amas cotonneux immobiles est traité sur la page dédiée à la cochenille farineuse.
Le miellat collant permet-il de faire la différence entre les deux ?
Non, et c'est un piège courant. Aleurodes, cochenilles et pucerons produisent tous du miellat, ce dépôt sucré et collant sur lequel s'installe la fumagine noire. La présence de miellat signale un piqueur-suceur, mais ne dit pas lequel. Pour trancher, il faut regarder l'insecte lui-même : est-ce qu'il vole, est-il fixe sous un bouclier, ou aggloméré et mou ?
Des trois, lequel est le plus difficile à éliminer ?
La cochenille est souvent la plus tenace, car son bouclier ou son manteau cireux la protège des traitements de contact : il faut agir mécaniquement et répéter. L'aleurode est difficile par sa mobilité et ses œufs cachés, mais cède aux pièges et aux auxiliaires. Le puceron, lui, est en général le plus simple à faire reculer. Dans les trois cas, c'est la régularité, plus que le produit, qui fait la différence.

Agir contre les aleurodes :

Piège chromatique jaune engluéPiège chromatique jaune engluéPiège jaune engluéVoir le produit → Savon noir pour le jardin (traitement doux)Savon noir pour le jardin (traitement doux)Savon noir (contact)Voir le produit →